Convention Gandrange : LES PROPOSITIONS DE LA CFDT

Publié le 19/01/2009 à 00H00 (mis à jour le 04/02/2009 à 23H20)
Lors de la réunion du 13 janvier dernier organisée par le Préfet de Région pour examiner les conventions de revitalisation et d'ancrage territorial suite à la fermeture de l'aciérie et du TAB de Gandrange, les organisations syndicales ont été invitées à faire connaître leurs propositions de modification à apporter à ces documents. La CFDT-Lorraine juge que ces conventions ne sont pas acceptables en l'état et a écrit au Préfet pour lui faire part de ses principales remarques et demandes.

Convention Gandrange : LES PROPOSITIONS DE LA CFDT
Convention Gandrange : LES PROPOSITIONS DE LA CFDT
Lors de la réunion du 13 janvier dernier organisée par le Préfet de Région pour examiner les conventions de revitalisation et d'ancrage territorial suite à la fermeture de l'aciérie et du TAB de Gandrange, les organisations syndicales ont été invitées à faire connaître leurs propositions de modification à apporter à ces documents. La CFDT-Lorraine juge que ces conventions ne sont pas acceptables en l'état et a écrit au Préfet pour lui faire part de ses principales remarques et demandes.

 

 

 1°) Devenir du site de Florange

La CFDT réaffirme l’impérieuse nécessité d’un engagement ferme d’ArcelorMittal quant au maintien de la filière à chaud sur ce site, ce qui sous entend la réfection des hauts fourneaux. La convention évoque cette perspective dans les éléments de contexte. Pour la CFDT, elle doit figurer comme un objectif en tant que tel au même niveau que les autres engagements d’ArcelorMittal.

Nous avons pris acte des éléments donnés par le groupe sur la faisabilité technique du projet ULCOS, une des deux conditions pour son implantation en Lorraine. La CFDT demande qu’une décision soit maintenant prise le plus rapidement possible.

2°) Centre de formation technique.

Sachant que le groupe doit renouveler dans les 10 ans un tiers de ses effectifs, soient 1200 personnes, le plan ArcelorMittal prévoyant la formation de 20 apprentis par an est une provocation.  Nous avons démontré dans le passé à quel point l’absence d’une véritable politique en la matière a pesé sur l’avenir de Gandrange.

Le Groupe ArcelorMittal doit tirer tous les enseignements s’agissant des transferts des savoirs et des compétences. Le préalable indispensable à la réussite d'un tel projet est la formation de 50 tuteurs issus du monde de l'entreprise. Cet investissement humain doit permettre un accueil professionnel et pédagogique de qualité, fondé sur les apprentissages collectifs dans le cadre d’une « organisation apprenante », garant d'une insertion réussie des jeunes dans le monde du travail. Il permettra aussi à l'entreprise d'assurer le passage de témoin entre les anciens et les jeunes tout en pérennisant les compétences au plus près du terrain.

Aussi, dans le cadre de la constitution du centre de formation spécifique aux métiers de la sidérurgie, et dans un souci de faire face aux départs en retraite importants à venir, le Groupe mettra les moyens nécessaires à la formation professionnelle de 120 jeunes par an.  

Cet objectif s'inscrit dans la volonté affichée d'Arcelormittal de pérenniser la filière liquide lorraine et doit contribuer à faire de notre territoire une terre d’excellence en matière de formation, de recherche et de développement.

3°) Investissements du Groupe.

La CFDT ne peut se satisfaire de la réponse d’ArcelorMittal sur la non-réalisation des centrales Poweo. Le communiqué de la Présidence de la République du 7 avril dernier ne souffrait d’aucune ambiguïté : « ArcelorMittal et la société Poweo préparent un investissement conjoint dans une ou deux centrales électriques sur les sites sidérurgiques de la vallée de l’Orne et de la Fensch. » Le Président de la République avait évoqué la perspective de deux fois 40 emplois pendant le fonctionnement.

Les arguments donnés par le groupe sur la non-faisabilité économique des deux centrales ne doivent pas l’exonérer de ses responsabilités : il s’agit d’un manque à gagner pour l’emploi lorrain de 80 postes qu’il appartient au groupe de compenser, si ce n’est au travers de ce projet tout au moins sur un autre, tout aussi structurant pour le territoire.

Lors de sa rencontre avec M. le Préfet Hubert Blanc du 18 décembre dernier dans le cadre de sa mission sur la revitalisation, la CFDT-Lorraine a proposé de « Concrétiser dans les meilleurs délais, avec l’aide de l’Etat, la réalisation de l’implantation d’une première plateforme trimodale en bord de Moselle. »

Nous souhaitons aujourd’hui qu’ArcelorMittal participe à la mise en place de cette plateforme trimodale par le biais d’un projet qui permette à la fois la création d’emplois (au minimum à hauteur de 80), et qui apporte une plus value à cette plate-forme. Nous souhaitons que cette proposition soit étudiée. Cette perspective nous semble d’autant plus cohérente que le Groupe dispose actuellement d’infrastructures importantes sur le site d’Illange (GEPOR).


En outre, la CFDT-Lorraine se félicite de la mise en place du Fonds Lorrain des matériaux qui correspond à une demande que nous avions présentée au Président de la République le 7 avril 2008.

 


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