Crise économique: PRENDRE EN COMPTE LE SOCIAL !

Publié le 15/12/2008 à 00H00 (mis à jour le 27/01/2009 à 14H15)
La CFDT-Lorraine a demandé au Préfet la réunion d'un observatoire des conséquences sociales de la crise. Nous avons obtenu satisfaction. La première réunion a eu lieu le 15 décembre en Préfecture. Rapide compte-rendu

Chaque semaine le Préfet de Région réunit une cellule chargée d'examiner les conséquences économiques de la crise sur les entreprises. Pour la CFDT-Lorraine, il n'était pas concevable que les conséquences sociales ne soient pas abordées, aussi avons nous demandé et obtenu la mise en place d'un groupe de travail composé des partenaires sociaux et de l'Etat. Comme nous l'avions souhaité, ce groupe, qui se réunira tous les mois, a pour but de réaliser une photographie la plus précise possible de la réalité des entreprises, et en particuliers de détecter celles qui profitent de la crise comme d'un effet d'aubaine pour licencier, recourir au chômage partiel dans le but de conserver des marges bénéficiaires conséquentes. Si vous connaissez une ou des entreprises dans ce cas, n'hésitez pas à nous faire remonter les éléments pour que nous puissions intervenir.

La DRTEFP a communiqué déjà quelques indicateurs très inquiétants: une baisse du recours à l'intérim de 12% (plus du double du taux national), une hausse du chômage partiel qui touche 134 entreprises soit 15000 salariés lorrains.

La CFDT ne souhaite cependant pas que l'on s'arrête à ces constats aussi nécessaires soient-ils. Nous avons souhaité que soient mis en place des dispositifs de formation à destination des salariés que la crise contraint à l'inactivité forcée, une formation durant laquelle ils conserveraient leurs revenus plutôt que de voir leur pouvoir d'achat amputé par le chômage partiel. Ainsi le salarié pourra augmenter sa qualification professionnelle, conserver ses compétences voire les faire valider.

Le Préfet nous a suivi dans cette demande. Reste à construire le dispositif. Ce sera l'objet d'un groupe de travail le 7 janvier, avant une prochaine réunion de la cellule de suivi le 30 janvier.

Pour la CFDT-Lorraine, il n'est pas question de se réfugier dans des déclarations de principe ou de spéculer sur les peurs, nombreuses en cette période de crise. Notre responsabilité est de construire des réponses concrètes pour les salariés. C'est ce que nous avons commencé à faire en proposant ce dispositif de formation. Reste maintenant à le faire vivre concrètement car seuls les actes produisent du changement.

Cela n'est qu'une partie cependant de notre réponse syndicale, l'autre partie ce sont les revendications sur l'emploi et les salaires que nous voulons faire aboutir par le rapport de force, avec les manifestations intersyndicales du 29 janvier prochain dans les quatre départements lorrains. C'est maintenant que commence la mobilisation !