Finances Lorraine - Compte rendu de la journée d'action du 23 mars

Publié le 24/03/2010 à 00H00
Après les manifestations du 23 mars, François Chérèque demande la tenue rapide d'un sommet social ainsi que des « mesures qui aident les salariés »
Finances Lorraine - Compte rendu de la journée d'action du 23 mars
Finances Lorraine - Compte rendu de la journée d'action du 23 mars
Après les manifestations du 23 mars, François Chérèque demande la tenue rapide d'un sommet social ainsi que des « mesures qui aident les salariés »

Les manifestations
Les 180 cortèges ont réuni 800 000 manifestants au niveau national, ce qui se situe en deçà des manifestations du début 2009, mais au dessus de celles de l'automne 2009. En Lorraine les écarts police/syndicats situent la participation entre 6500 à 15000 manifestants.

En ce qui concerne la CFDT, dans les 4 départements lorrains, elle a atteint le niveau des mobilisations du 1er mai 2009 ! En Meurthe et Moselle, 6000 manifestants dont 1500 Cfdt ; en Meuse, 1100 manifestants dont 460 Cfdt (Bar-le-Duc, Verdun, Commercy) ; en Moselle, 4500 dont 1700 Cfdt et dans les Vosges 1100 Cfdt parmi 3500 manifestants
 
Les grèves sectorielles
En ce qui concerne les grèves, elles ont touché de nombreux secteurs, avec une réussite inégale : transports perturbés, nombreuses écoles fermées, grève peu suivie à France Télécom, la Poste ou Pôle Emploi (malgré les nombreux pbs d'effectifs et de condition de travail dans ces secteurs)

La grève dans les fonctions publiques

Pourcentage de grève Fonction publique donnés par le ministère

Fonction publique d'Etat : 18,4% (dont 21,7% en moyenne à l'Education nationale)
Fonction publique hospitalière : 7,9%
Fonction publique territoriale : 11,1%

La grève dans les ministères de Bercy



La grève aux Finances en Lorraine
CCRF 54 : 37%
CCRF 57 : 10,50%
Centre Impôts Service de Nancy : 69,02%
Douanes de Lorraine :
Services de la Direction interrégionale : 42,02%
Direction de Lorraine : 31,60%
DGFIP 54 filière fiscale : 47%
DGFIP 54 filière gestion publique : 42,84% (12 postes fermés sur 26)
DGFIP 55 filière fiscale : 48,39 %
DGFIP 55 gestion publique : 17,82 % (2 postes fermés sur 18)
DGFIP 57 filière fiscale : 48,17% (de nombreux SIE : services des impôts des entreprises fermés)
DGFIP 57 gestion publique : 41,5% (20 postes fermés sur 48)
DGFIP 88 filière fiscale : 52% (SIP/SIE Vittel et CDI/SIE Neufchâteau fermés)
DGFIP 88 gestion publique : 27,76% (5 postes fermés sur 32)
INSEE Lorraine : 23,21%

Les commentaires de la CFDT sur l'après 23 mars 2010
'Le gouvernement doit donner des signes forts et changer de méthode'

Après les manifestations du 23 mars, François Chérèque demande la tenue rapide d’un sommet social ainsi que des « mesures qui aident les salariés ». Après le très fort taux d’abstention lors des deux tours des élections régionales, « les mobilisations d’aujourd’hui une nouvelle fois que les salariés ont le sentiment que l'on ne parle plus de leur situation réelle depuis septembre, expliquait François Chérèque en tête cortège parisien, le 23 mars. C'est le signe qui a été envoyé par ceux qui ne sont pas allés voter et par ceux qui manifestent aujourd'hui, il est très important de dire que la crise est toujours là ». Le climat social « explosif », avec « des plans sociaux qui se multiplient et de la souffrance au travail », le confirme chaque jour.

Pour François Chérèque, il faut désormais, de la part du gouvernement, « des signes forts, un sommet social pour remettre des mesures qui aident les salariés » : « Nous attendons un signe de justice sociale. Tout le monde sait très bien que le problème des retraites ne pourra pas être résolu tant qu'on n'aura pas fait chuter le chômage et remonter l'emploi dans ce pays, c'est pour cela que nous avons souhaité lier tous ces problèmes. » Et le secrétaire général de la CFDT de mettre en garde : « il ne faut pas tomber dans le panneau du gouvernement qui veut qu'on ne parle que des retraites » pour leur faire oublier le reste, à savoir notamment « l’emploi, le pouvoir d’achat et les conditions de travail ».

C’est pourquoi la CFDT demande la mise « en place de mesures d'accompagnement social des salariés » et des demandeurs d'emploi, notamment ceux arrivant en fin de droits à l'Assurance-chômage.