Colère : les établissements scolaires vont perdre des postes et connaître des fermetures de classes

Publié le 11/02/2011 à 00H00
«Et la qualité de l'enseignement ?»
Colère : les établissements scolaires vont perdre des postes et connaître des fermetures de classes
Colère : les établissements scolaires vont perdre des postes et connaître des fermetures de classes
«Et la qualité de l'enseignement ?»

L'Est Républicain, Vendredi le 11 Février 2011 / Toul et sa région

 

Hier, devant l'inspection de l'enseignement primaire, rue de la Légion-Etrangère. Photo ER

Le rectorat vient de fournir les chiffres de la dotation horaire globalisée (DHG) en vigueur dès la rentrée prochaine pour les collèges et lycées ; ceux du primaire sont en attente. En clair, la DHG c'est le nombre d'heures d'enseignement obligatoire et optionnel fournit par le rectorat à chaque établissement scolaire. « Il est en baisse partout ! », s'exclame Monique Dejay, représentante du SGEN-CFDT. Le couperet tombe et sabre donc dans les effectifs. Ecoles, collèges et lycées vont voir des postes disparaître, et, inexorablement, connaître des fermetures de classes. Une trentaine d'enseignants se sont retrouvés hier pour débattre du sujet, avant de manifester symboliquement devant l'inspection de l'enseignement primaire en fin de matinée, puis filer rejoindre le cortège nancéien en début d'après-midi.

Cinq classes de primairemenacées à Toul

« Nous ne demandons pas des moyens pour des moyens, mais c'est l'avenir du pays qui est en jeu », déclare Marie Dort du SGEN-CFDT. Elle, travaille au lycée professionnel régional du Toulois. « A la rentrée, quatre postes vont être supprimés, mais nous craignons que ce soit huit. » Elle pointe du doigt la fusion des sections dans les matières générales. « Ce n'est plus possible ! Comment faire progresser les plus forts, s'occuper des plus faibles dans des classes qui regroupent des élèves en grande difficulté ? On se tire une balle dans le pied ! »

Patrick Bretenoux, de la CGT, insiste sur « l'atteinte à la qualité de l'enseignement ». « Ça touche directement les élèves et les familles ». Il parle même de filières menacées au sein des lycées professionnels. Selon ses tristes pronostics, cinq classes de primaires devraient fermer à Toul à la rentrée prochaine, et autant dans la circonscription.

Au collège Valcourt, trois postes ne seront pas reconduits, dont un départ à la retraite, 75 % du personnel était en grève hier. Au collège de la Croix-de-Metz, quatre postes (dont deux retraites) ne seront plus nécessaires à l'effectif. Au lycée Majorelle, au minimum deux postes passeront à la trappe, « dans des classes qui comptent déjà 35 à 37 élèves ! », clame Etienne Masson du FSU.

Rien ne va plus, les enseignants s'indignent. Ils ont d'ailleurs prévu d'étendre leur mouvement au bassin tout entier. Pour ce faire, une assemblée se réunira le 19 février, à 9 h 30, à la salle Pèllerin, en vue d'une prochaine action le 19 mars.

Stéphanie MANSUY