DU SIMPLE AU DOUBLE A NANCY

Publié le 20/03/2009 à 11H46
Les manifestants nancéiens d'hier étaient-ils moins nombreux que ceux du 29 janvier dernier ? Selon la police, la réponse est positive.
DU SIMPLE AU DOUBLE A NANCY
DU SIMPLE AU DOUBLE A NANCY
Les manifestants nancéiens d'hier étaient-ils moins nombreux que ceux du 29 janvier dernier ? Selon la police, la réponse est positive.

 Le compteur des fonctionnaires s’est arrêté à 19 000, soit près de 6 000 de moins que son chiffre de janvier dernier. Pour la CFDT et FO, deux des syndicats appelant à la manifestation, la participation s’élevait au moins à 23 000 personnes. Pour la CGT, ils étaient 40 000. Dès 14 h, la place Stanislas a fait le plein de manifestants. Le cortège s’ébranle trois quarts d’heure plus tard dans une ambiance bon enfant, comme à chaque fois. On est venu avec des collègues, en famille, avec son chien ou ses enfants en poussette. Retraités, fonctionnaires et salariés du privé, tous mélangés avec la même base de revendication, les salaires et des slogans contre Nicolas Sarkozy. «Toujours plus pour les actionnaires, rien pour les salariés» ou encore «Renault dégraisse, les actionnaires engraissent». Renault justement était représenté dans le cortège par des salariés grévistes comme Stéphane, 29 ans, électromécanicien dans une concession nancéienne. «Nous ne sommes pas contents de la politique du gouvernement qui oublie les ouvriers. On nous demande d’être de plus en plus flexibles sans qu’on nous paie plus. J’ai un BTS, je m’occupe de voitures qui possèdent une technologie équivalente aux premiers Airbus et je gagne 1 200 euros, j’ai démarré au Smic. On ne fait pas grève pour le plaisir, cela nous coûte cher. On espère un geste pour le pouvoir d’achat ou la révision de la convention collective de l’automobile qui est très faible ». M.-O. N.

Publié le 20/03/2009 – Temps fort