REGION : LA COLERE MONTE A LONGWY

Publié le 20/03/2009 à 00H00
Entre 700 et 1 000 personnes ont défilé dans les rues de Longwy-Haut, hier. Dans les rangs, les revendications sont variées mais l'esprit commun. En gros, marquer une opposition forte face à l'Etat...
REGION : LA COLERE MONTE A LONGWY
REGION : LA COLERE MONTE A LONGWY
Entre 700 et 1 000 personnes ont défilé dans les rues de Longwy-Haut, hier. Dans les rangs, les revendications sont variées mais l'esprit commun. En gros, marquer une opposition forte face à l'Etat...

Partout des cris de colère. Au cœur du cortège des manifestants, hier, à Longwy, les revendications ont été martelées, sans doute pour mieux se faire comprendre. Chez les enseignants, les lycéens et les parents d’élèves, on lutte contre les suppressions de poste et la réforme Darcos, repoussée mais pas vraiment abandonnée. «Nous nous battons depuis des années, rappelle un professeur d’Alfred-Mézières. Les questions que nous posons sont justifiées. » Plus loin, ce sont les retraités qui ont élevé la voix. «Nous n’avons peut-être plus de patron mais nos revendications n’ont toujours pas été entendues. Regardez ce que touchent actuellement les veuves, c’est ridicule. Et nos pensions ne sont pas satisfaisantes au regard de la baisse actuelle du pouvoir d’achat. » Jean-Pierre Marchesi luttera encore longtemps aux côtés de ses amis CGTistes.

L’hôpital et les Emaux
Particulièrement touchés, les salariés de Mont-Saint-Martin et des Emaux de Longwy ont également pris part à la manifestation. «Moi, j’ai su hier que j’étais licenciée, raconte Elisabeth, ouvrière aux Emaux. Comme j’ai pas voulu être reclassée à Saint-Mihel, on ne m’a pas laissé le choix. » Une situation que devraient d’ailleurs connaître 170 employés de l’hôpital de Mont-Saint-Martin. «On sait demain (aujourd’hui N.D.L.R.) si on est repris par Alpha Santé. On souhaite que des formations soient proposées aux CDD licenciés, que le plan social soit revu et qu’un nouvel hôpital soit construit », expliquent les délégués syndicaux de la CFDT, CGC/CFE, CFTC et CGT. Si cette manifestation ne leur apporte aucune réponse, tous savent que leur place est là. Simplement.
Les élus aussi
En queue de cortège, les élus PS et PC de l’agglomération se sont aussi engagés auprès de leurs concitoyens. «C’est la suite logique des actions que nous menons à l’Assemblée nationale, précise Christian Eckert, député PS de Longwy. Le gouvernement doit prendre la mesure de la souffrance des salariés. » Même discours chez Christian Ariès, vice-président du conseil général. «Nous devons soutenir les revendications de ceux qui sont ici aujourd’hui. » Mobilisés, affectés par la crise et visiblement unis, les salariés du public et du privé disent qu’ils ne lâcheront pas. A raison d’une grève tous les deux mois, leurs cris de colère résonneront sans doute encore.
Emilie Perrot.
Publié le 20/03/2009 - Région