Trois à cinq mille manifestants

Publié le 24/03/2010 à 00H00
Plus de cinq mille selon la CGT, trois mille pour la police. La mobilisation était en tout cas réelle, hier à Nancy. La colère aussi...
Trois à cinq mille manifestants
Trois à cinq mille manifestants
Plus de cinq mille selon la CGT, trois mille pour la police. La mobilisation était en tout cas réelle, hier à Nancy. La colère aussi...

Mercredi 24 Mars 2010, © L'Est Républicain / 24 HEURES MEURTHE ET MOSELLE

 
Tous « pour la défense des emplois, des salaires, des retraites, des services publics ». Mais chacun avec ses préoccupations.
Nicolas Sarkozy, cible des manifestants...
Banderoles et fanions par centaines, chansons militantes et slogans...
Fumigènes, banderoles et fanions par centaines, chansons militantes, slogans. On a même entendu l'Internationale ou la voix de Jean Ferrat. « Carrières maxi pour retraites mini, ça suffit ! Du fric pour les pensions, par pour les stocks options ! Assez de cette société qui donne de l'argent aux riches... »
Entre trois et cinq mille salariés du public et du privé ont défilé de la place Stanislas à la gare, rue Cyfflé, rue Saint-Dizier, rue Saint-Jean, préfecture, hier, à Nancy.
« Par rapport à ce que les banquiers se sont mis dans les fouilles, c'est rien ! »
Beaucoup de retraités aussi dans le cortège. Comme André Seirolle, 43 ans de sidérurgie, qui revendique 200 euros de plus pour sa retraite. « Par rapport à ce que les banquiers se sont mis dans les fouilles, c'est rien ! Combien est-ce qu'elles ont racketté les banques, hein ? » Son copain Francis Decarli brandit sa pension de 1.200 euros net mensuel, « une misère pour 46 ans passés dans le bâtiment... »
Tous marchaient derrière la banderole CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, « pour la défense des emplois, des salaires, des retraites, des services publics », mais chacun portait évidemment ses préoccupations. Comme les archéologues de l'Inrap scandant « Halte au sacrifice du passé... »
Solvay France, Saline Cerebos, France Telecom, Infirmières en colère, Santé sociaux, CHU de Nancy, centre psychothérapique de Laxou, AFPA, CAF, cheminots, Renault Nancy. La liste n'est pas exhaustive. Le nombre de délégations d'entreprises ou d'établissements publics était impressionnant !
Les enseignants fermaient la marche, également avec leurs inquiétudes : « Baisse des effectifs et menaces de fermetures de classes et d'établissements scolaires. 300 postes de titulaires et 300 autres de stagiaires seront supprimés dans l'académie de Nancy Metz, à la rentrée prochaine », assure Marie-Pierre Forget, de la FSU.
Et d'ajouter que « les proviseurs font appel à Pôle Emploi pour trouver des vacataires parce que le rectorat n'a déjà plus d'effectifs disponibles ! Il faut lever le postulat du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ». Son collègue Claude Frédéric y voit d'ailleurs un lien direct avec les retraites. « S'il y a baisse des effectifs, il y a baisse des cotisations retraites ! »
Les revendications finissent par se rejoindre...
pmercier@estrepublicain.fr


 

Philippe MERCIER