Un 1er-Mai syndical unitaire sur fond de conflits

Publié le 02/05/2010 à 00H00
Conflits sociaux chez FVM Technologies à Villers-la-Montagne, bras de fer entre le lycée Alfred-Mézières et le Rectorat... Le 1er-Mai ne pouvait que mieux représenter cette tension, dans le bassin de Longwy.
Un 1er-Mai syndical unitaire sur fond de conflits
Un 1er-Mai syndical unitaire sur fond de conflits
Conflits sociaux chez FVM Technologies à Villers-la-Montagne, bras de fer entre le lycée Alfred-Mézières et le Rectorat... Le 1er-Mai ne pouvait que mieux représenter cette tension, dans le bassin de Longwy.

© Le Républicain Lorrain, Dimanche le 02 Mai 2010 / LON
 
Une assistance bien fournie a participé au meeting traditionnel du 1er mai sur la Place Darche. Les profs d'Alfred-Mézières ont campé. Photo Etienne JAMINET 

Plus de deux cents personnes, auxquelles s'étaient joints de nombreux élus de Gauche de tout le bassin de Longwy, ont participé hier matin aux prises de paroles du 1er-Mai. La place Darche a échappé à la pluie pourtant programmée ce qui a permis à toutes les organisations de s'exprimer longuement sans problème. Les ténors des organisations syndicales des unions locales CGT, CFDT, FSU, Solidaires, UNSA, ainsi que de la LDH ont donné durant plus d'une heure leur point de vue de la situation sociale, tant en France que de par le monde. Pour sa part, la Fédération de Meurthe-et-Moselle du Parti socialiste avait appelé ses militants, élus et sympathisants, à venir grossir les rangs de la manifestation. Les autres partis et mouvances de Gauche étaient tous représentés. Se trouvaient en force les élus du Front de gauche. On notait dans les rangs des élus, le député Christian Eckert, le vice-président du conseil général Christian Ariès, le conseiller régional Jean-Marc Fournel, les conseillers généraux Serge de Carli et Laurent Righi, les maires Roger Corbellotti, Jacques Marteau, l'ancien député-maire de Longwy Jean-Paul Durieux, et bien d'autres personnalités. Pour le délégué de la CGT, les luttes sociales contre le patronat ont pris racine aux Etats-Unis en 1886, à Fourmies en France en 1891. « La campagne de 1906 pour obtenir sa semaine des 3 x 8 : 8 heures de travail, 8 heures de repos et loisirs, 8 heures de sommeil, a débouché sur la loi du 23 avril 1919 instaurant la journée de 8 heures ». La CGT a demandé aux salariés de s'unir à travers l'Europe contre les injustices sociales. « Unissons-nous. Vive la solidarité ». Le délégué CGT a demandé que les personnes présentes manifestent leur soutien aux grévistes de FVM. Une caisse de soutien et un compte chèques postal ont été ouverts à leur intention.

Des tentes pour les profs

Pour la FSU, l'Etat s'est désengagé de l'Education Nationale, « comme il l'a fait avec la Santé. 16 000 postes seront à nouveau supprimés à la rentrée de septembre. La réforme Chatel réduit encore les moyens ». Des professeurs, parents d'élèves et lycéens ont monté des tentes devant le Puits de siège pour symboliser le conflit au lycée Alfred-Mézières. « Nous avons rencontré l'inspecteur d'Académie mais nous n'avons pas été entendus ». La FCPE a lancé un appel public pour venir lundi à 17h45 devant le lycée. Le secrétaire du comité lycéen a noté « la froideur, la forte dose de mépris au Rectorat qui n'écoute pas les moins de 50 ans ».

Grévistes FVM au tribunal

Un gréviste de FVM est revenu sur les propos de la direction de l'usine. « Il traite notre action d'enfantillages alors qu'il s'agit de sacrifices du labeur. Quand le sous-préfet est venu, la direction a fait décharger des pièces ». Il a appelé à soutenir les 9 grévistes qui vont comparaître lundi matin au tribunal de Briey.La LDH s'est associée au meeting, rappelant que « beaucoup croyaient à la prospérité à l'arrivée de Nicolas Sarkozy. C'est une remise en cause totale des libertés. Les richesses vont aux plus riches. Les services publics se réduisent.les gardes à vue se multiplient ». La LDH lance un pacte et une campagne d'urgence pour les libertés et les droits. Une conférence-débat sur la casse du droit du travail et des retraites sera donnée mercredi 5 mai à 20h à l'IUT.

Jean-Pierre Ricard