Un défilé rouge CGT

Publié le 12/10/2011 à 00H00
Un petit millier de manifestants a défilé hier, à Nancy, pour une hausse des salaires.
Un défilé rouge CGT
Un défilé rouge CGT
Un petit millier de manifestants a défilé hier, à Nancy, pour une hausse des salaires.

© L'Est Républicain, Mercredi le 12 Octobre 2011 / 24 heures Meurthe-et-Moselle

 

Pour une hausse des salaires et des retraites... Photo Patrice SAUCOURT

L'absence de la CFDT, de FO, ou de la FSU, s'est fait cruellement sentir, hier, à Nancy, dans le défilé de protestation contre la politique de rigueur du gouvernement. Un petit millier de manifestants seulement a battu le pavé, sur un circuit raccourci : rue Stanislas, place Dombasle, rue de la Visitation, place du marché, rue Saint-Dizier, pour un retour place Stan.

La détermination des manifestants compensait, en revanche, leur nombre réduit, dans un cortège aux couleurs des drapeaux rouges de la CGT, du parti communiste et du Front de Gauche. Les protestataires avançaient sur la musique de l'Internationale ou du Chiffon rouge. Certains, le poing levé. D'autres, entonnant les paroles.

« On n'espérait pas une mobilisation aussi forte que celle de l'année dernière pour les retraites. Aujourd'hui, l'objectif est de passer un message à la population. Oui, on peut peser sur les choix qui sont faits. Oui, il faut mobiliser les gens », assure Pascal Debay, secrétaire départemental de la CGT.

« Les patrons n'attendent pas 2012 pour licencier, alors pourquoi devrions nous attendre les élections pour manifester ? » ajoute Alain Pora, responsable de l'union locale CGT. Pour les deux syndicalistes, « Le pire serait de ne rien faire et de se cantonner au débat politique sur les présidentielles. C'est une erreur de ne pas appeler à la grève. Et c'est démobilisateur ! »

Reste que les grévistes étaient très peu nombreux, hier, en Meurthe-et-Moselle, dans le secteur public comme dans le privé. 1,6 % chez les enseignants, mais il est vrai que la FSU n'appelait pas à la grève.

Pas de mouvement social chez Connex, même si une grève de deux jours a été déclenchée récemment « en signe d'avertissement ».

Des banderoles de la caisse d'allocation familiale, de l'usine Renault Dacia, de Pôle Emploi, ou encore du CHU de Nancy, témoignaient d'une participation de salariés au mouvement. Mais hormis chez Dacia, où le site est paralysé depuis une semaine pour l'obtention d'augmentations de salaires, le pourcentage de grévistes était faible.

« La CGT dit stop ! »

« On paie aujourd'hui les choix des financiers et des banques. Ca suffit, la CGT dit stop ! Une des solutions de sortie de crise est l'augmentation générale des salaires, des allocations chômage, des retraites. On doit faire le pari de l'emploi, des services publics et de la réindustrialisation », estime Pascal Debay, qui a pris le micro pour s'adresser à la foule, place Dombasle. Ses paroles ont été saluées par des applaudissements et des sifflets tridents. Dans l'enthousiasme de son discours, le leader de la CGT a dénombré deux mille manifestants.

Philippe MERCIER