Dialogue au pied du mur

Publié le 23/10/2010 à 00H00
Hier, l'intersyndicale a muré la permanence de Gérard Longuet
Dialogue au pied du mur
Dialogue au pied du mur
Hier, l'intersyndicale a muré la permanence de Gérard Longuet

© L'Est Républicain, Samedi le 23 Octobre 2010 / Ouverture Bar-le-Duc 
 
La riposte teintée d'humour du sénateur n'a pas freiné les maçons d'un jour. Photos Daniel WANBACHl

A10 h 30 les militants de la CFDT, CFE-GC, CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires et UNSA se sont retrouvés devant le 53, rue Martelot, là où ordinairement Gérard Longuet épluche ses dossiers.

Sur la porte, un écriteau « fermé pour cause de travaux » a renseigné les militants. L'idée de murer la porte de la permanence du sénateur avait donc été apparemment assez largement diffusée pour que ce dernier riposte sur le même terrain avec un brin d'humour. « Il n'est pas là, nous avons l'impression de parler à un mur donc nous murons », explique un des délégués de l'intersyndicale. Le but, on s'en doute, est de montrer entre deux manifestations la détermination des syndicats meusiens devant le silence des élus quant au mouvement social autour des retraites.

Quelques dessins humoristiques, collés sur la porte et une quinzaine de briques sont déposés devant la porte.

Une trentaine de personnes encourage les maçons d'un jour et l'on glisse dans la boîte aux lettres du sénateur celle, ouverte, du 9 septembre 2010, adressée à toutes les instances du gouvernement, et le discours de la manifestation du 19 octobre : « Aujourd'hui, nous demandons aux sénateurs de ne pas voter cette loi en l'état ! ».

Photo souvenir

Les RG sont là, la police coupe la circulation. Une dernière séance photo pour les militants devant leur mur et tous vont se retrouver dans le local de l'intersyndical pour discuter des prochaines actions.

P. NA.


 


L'intersyndicale meusienne mure la permanence du Sénateur Longuet