Dure à avaler

Publié le 29/05/2010 à 00H00
750 manifestants ont défilé, hier après-midi, dans les rues de Bar-le-Duc, contre la réforme des retraites. Et pour défendre l'emploi et le pouvoir d'achat.
Dure à avaler
Dure à avaler
750 manifestants ont défilé, hier après-midi, dans les rues de Bar-le-Duc, contre la réforme des retraites. Et pour défendre l'emploi et le pouvoir d'achat.

© L'Est Républicain, Vendredi le 28 Mai 2010 / 24 heures Meuse 
 
Malgré les averses, les manifestants étaient plus nombreux que le 23 mars. Photos ER 

Sans être un coup de semonce semblable aux grandes manifestations du printemps 2009, le rassemblement départemental contre les modalités de la réforme des retraites a connu une mobilisation un peu plus forte qu'il y a deux mois, lors de la précédente manifestation du 23 mars. L'entorse à l'unité syndicale a sans aucun doute écorné la participation, FO organisant une journée de grève interprofessionnelle le 15 juin et la CGC ayant décidé de ne pas se joindre au mouvement.

Nonobstant, au plus fort du cortège qui a sillonné les rues du centre-ville, on dénombrait entre sept et huit cents participants qui se sont retrouvés, comme de coutume, place Reggio, sous les fenêtres du préfet. « On ne voit pas que des militants habituels. Cette manif rassemble bien au-delà des organisations syndicales parce que la retraite, ça concerne tout le monde », constate Didier Bertrand, secrétaire de l'union départementale CFDT. Son collège de la CGT, Doris Warth, estime que « cette mobilisation massive s'est faite aussi sur la défense de l'emploi et du pouvoir d'achat ». Il note aussi que de nombreux salariés ont observé des mouvements de grève dans le privé sans forcément se rendre à la manif.

On notait tout de même la présence de syndicats de la métallurgie aux côtés des hospitaliers de Verdun, des enseignants venus en nombre, des cheminots... En tête du cortège, derrière la même banderole « Pour l'emploi, les salaires et les retraites », les principaux représentants des syndicats meusiens au coude à coude symbolisaient la même volonté de « résistance » face à la réforme que le gouvernement mène au pas de charge.
Dans la foule, on pouvait aussi apercevoir quelques élus de gauche et les calicots de quelques partis inscrits à la gauche de l'échiquier politique. De nombreux retraités ont aussi défilé, tel cet ancien cheminot de Verdun qui se demande quand cessera « la récession des pensions ».

Gérard BONNEAU