1 200 manifestants pour soutenir la fonction publique ( RL - Région / Me. 11 Octobre 2017 )

Publié le 11/10/2017 à 08H52 (mis à jour le 13/10/2017 à 11H52)
À Metz, un défilé unitaire qui en appellera peut-être d'autres, après une réunion intersyndicale prévue le 24 octobre, entre les cinq organisations syndicales les plus représentatives. Neuf syndicats de fonctionnaires sont descendus dans les rues messines, hier, à l'occasion d'une journée de grève en soutien au secteur de la fonction publique. Peut-être le premier tome d'une série à venir.

 

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Le petit joueur d'accordéon à la sortie du parking République et à l'angle des galeries Lafayette à Metz en perd son roumain. Sa musique est couverte par le passage de la manifestation de la fonction publique partie de la place Charles-de- Gaulle, devant la gare, à destination de la préfecture. Dans le cortège réunissant CGT, FO, CFDT, CFTC, Solidaires, UNSA, CFE-CGC, FSU, Fédération autonome, on pousse les watts.

À propos de l'augmentation de 1,7 % au 1er janvier, les voix s'unissent. « À terme, tout le monde y perdra [...]. On nous promet une compensation, c'est faux » ; « Les fonctionnaires dans la galère, on n'en veut pas » ; « Après la loi Bachelot, la loi Touraine [...], les groupements d'hôpitaux, on ferme 16 000 lits et 22 000 postes » ; « Sarkozy-Macron, c'est la même politique de destruction du service public ».

« Ce défilé estla partie visible »
 

Les décisions du chef de l'État cristallisent le même mécontentement que les mesures du gouvernement, quelle que soit la couleur des chasubles et des drapeaux sous lesquels défilent environ 1 200 personnes de tous les services publics. La CFE-CGC avait le véhicule le plus synthétique avec, dans la benne de son petit camion, des mannequins revêtus des tenues de la police, de la pénitentiaire, de La Poste, des pompiers et de la blouse des hospitaliers...

Alors que le service d'ordre avait été calibré pour un cortège de 1 500 contestataires, le chiffre de la participation pouvait paraître modeste au regard de l'appel unitaire lancé par les organisations. « Dans une intersyndicale moins importante, on était trois cents, il y a deux ans », se souvient Jacques Maréchal qui avait rangé son engagement au PCF pour défiler sous une bannière de la CGT, tout en mesurant une intensification de la mobilisation.

Selon le leader FO 57, Alexandre Tott, ce défilé, « c'est la partie visible. Ce qui sera important, ce sera le taux de grévistes dans les administrations (400 des 2 000 territoriaux de la ville de Metz ont débrayé parfois à travers des grèves perlées, ndlr). Après les 12 et 21 septembre, cette manif des fonctionnaires, avec leurs spécificités, est une étape de la construction d'une mobilisation interprofessionnelle contre les ordonnances, la réforme des retraites, le régime d'indemnisation des chômeurs... Avant la ratification des ordonnances fin novembre ». De son côté, pour Sud, Éric Fiorindi met en garde contre « la privatisation rampante de plus en plus de secteurs de la fonction publique. Elle n'est pas une charge pour la société, mais le moyen pour la population d'accéder aux droits fondam