L'électricité est coupée !

Publié le 11/02/2011 à 00H00
Dans le cadre du mouvement de protestation contre les suppressions de postes dans l'Education nationale, et plus particulièrement au niveau de l'académie Nancy-Metz, les personnels du lycée professionnel du bâtiment de Montigny-lès-Metz, à l'appel de l'intersyndicale SGEN-CFDT et CGT Educ'Action, ont distribué, hier, tôt le matin, des tracts de sensibilisation contre la carte des formations, « très fortement modifiée et imposée par le rectorat » à la rentrée 2011.
L'électricité est coupée !
L'électricité est coupée !
Dans le cadre du mouvement de protestation contre les suppressions de postes dans l'Education nationale, et plus particulièrement au niveau de l'académie Nancy-Metz, les personnels du lycée professionnel du bâtiment de Montigny-lès-Metz, à l'appel de l'intersyndicale SGEN-CFDT et CGT Educ'Action, ont distribué, hier, tôt le matin, des tracts de sensibilisation contre la carte des formations, « très fortement modifiée et imposée par le rectorat » à la rentrée 2011.

Le Républicain Lorrain, Vendredi le 11 Février 2011 / MTZ
 

 

Distribution de tracts, hier matin,devant le lycée du bâtiment, à Montigny-lès-Metz. Photo RL.

Ils entendaient ainsi alerter les élèves et leurs familles sur les menaces qui pèsent sur l'avenir de l'établissement : « Le lycée, pourtant appelé lycée des métiers du bâtiment et des travaux publics ne formera plus d'électricien ! », s'insurge un syndicaliste. « Comment s'élaborera, alors, le projet d'orientation scolaire des élèves de collège qui se destinent vers des professions du Bâtiment, si leur choix se porte sur l'électricité ? Ils pourront, certes, se diriger vers deux autres lycées du secteur messin, mais qui ne sont pas marqués dans le secteur du Bâtiment ».

Les manifestants dénoncent aussi la réduction « significative », imposée à l'établissement, du nombre d'élèves accueillis en section peinture, en section technicien menuisier agenceur, techniques du bâtiment études et économie.

Les grévistes entendaient donc protester contre cette diminution « sévère » de l'offre de formation professionnelle publique et la disparition d'« au moins » cinq postes dès la rentrée 2011.

Pour les enseignants, les conséquences de ces décisions se feront davantage sentir à l'avenir.

La diminution du nombre de places de formation au sein de l'établissement se répercutera mécaniquement les années suivantes, expliquent-ils.

Si toutes ces mesures se concrétisent, les personnels rassemblés, hier matin, estiment que le lycée du bâtiment ira « droit dans le mur ».