Les hospitaliers crient leur angoisse dans la rue

Publié le 13/03/2011 à 00H00
Une nouvelle poussée fièvre s'est emparée des professionnels de la santé dans le Bassin houiller. Hier, dans les rues de Forbach, ils ont manifesté leur profond malaise face à la menace qui pèse sur 400 emplois hospitaliers.
Les hospitaliers crient leur angoisse dans la rue
Les hospitaliers crient leur angoisse dans la rue
Une nouvelle poussée fièvre s'est emparée des professionnels de la santé dans le Bassin houiller. Hier, dans les rues de Forbach, ils ont manifesté leur profond malaise face à la menace qui pèse sur 400 emplois hospitaliers.

© Le Républicain Lorrain, Dimanche le 13 Mars 2011 / FOR
 
Sur la place du Marché, Brigitte Fidry (FO Lemire Saint-Avold) a rappelé le contenu du projet de restructuration avec les fermetures et les transferts de services prévus : chaque annonce de lits fermés a été huée par la foule. Photos Philippe RIEDINGER 

Il y avait les blouses blanches et bleues des infirmières ou des aides-soignantes. Celles des sages-femmes étaient roses. Des médecins, des manipulateurs radio, des standardistes, des secrétaires médicales étaient là aussi. Tout comme les syndicats, unis pour la circonstance, avec leurs drapeaux respectifs. Des élus, en campagne ou non, ont rejoint la troupe.

En tout, 700 personnes ont battu le pavé à Forbach, hier, pour défendre les hôpitaux du Bassin houiller touchés de plein fouet par un projet de restructuration unanimement décrié dans la mêlée.

« Un massacre »

Avant la construction d'un grand hôpital réunissant tous les services lourds (PTU), l'agence régionale de santé de Lorraine (ARS), soit les services de santé de l'Etat en région, a demandé le retour à l'équilibre de tous les établissements du secteur. Or les hôpitaux sont tous déficitaires depuis la mise en place de la tarification à l'activité. Certaines structures, comme Hospitalor, sont même au bord du gouffre. Pour faire des économies, un plan de réorganisation imaginé par les directeurs d'hôpitaux vient d'être validé par l'ARS. Et c'est ce plan que Brigitte Fidry, porte-parole de l'intersyndicale FO-CFDT-CGT-CFTC-Sud-CGC, compare à « un massacre » qui éloigne même encore la perspective du PTU.

Surtout, 400 emplois hospitaliers seraient directement menacés de disparition entre Forbach et Saint-Avold, via Freyming-Merlebach.

Le cortège des manifestants a déambulé dans le centre ville avant de s'arrêter sur la place du Marché de Forbach. Là, Brigitte Fidry a rappelé les fermetures de lits et les transferts de services programmés à court terme. Ces annonces ont été accueillies par les huées de la foule.

En conclusion, les manifestants réclament le retrait pur et simple du projet de réorganisation de l'offre de soins du Bassin houiller présenté par l'ARS en janvier. Ils exigent également le maintien de tous les emplois et la réécriture d'un projet qui serait « respectueux de la qualité des soins due à la population et respectueux des personnels », au nombre de 2 500 aujourd'hui dans le bassin.

Stéphane MAZZUCOTELLI.