Quatre bataillons locaux défient les pavés messins

Publié le 25/06/2010 à 00H00
Quatre autocars remplis de manifestants sont allés hier après-midi à Metz pour défendre le système de retraites à l'appel de plusieurs syndicats. Une mobilisation record pour l'arrondissement.
Quatre bataillons locaux défient les pavés messins
Quatre bataillons locaux défient les pavés messins
Quatre autocars remplis de manifestants sont allés hier après-midi à Metz pour défendre le système de retraites à l'appel de plusieurs syndicats. Une mobilisation record pour l'arrondissement.

Le Républicain Lorrain, Vendredi le 25 Juin 2010 / SRB
 

 

Les manifestants motivés à l'heure de monter dans les autocars affrétés par la CFDT. Photo : Raymond CHRISTIAN.

Deux cent quinze personnes sont parties du quartier Malleray hier sur les coups de midi pour rallier Metz afin de participer à la manifestation de défense du système de retraites en début d'après-midi.

Le mouvement interprofessionnel lancé à l'appel des syndicats CGT, CFDT, CFTC, Fsu, Unsa dans toute la France a mobilisé en nombre des militants de la CFDT et une forte délégation de salariés de Ferco, notamment, puisqu'ils étaient près de 10 % de l'effectif de l'usine à faire le déplacement.

Quatre bus ont été affrétés au départ de Sarrebourg par la CFDT, ce qui constitue un record en soi pour la délégation locale. A ce convoi s'ajoutent encore un autocar de la CFTC et un autre pour la CGT, parti de Dieuze. Au total, six autocars ont emmené les manifestants dans une ambiance gaie mais avec détermination.

« Jusqu'au bout ! »

Le cortège sarrebourgeois s'est rendu place de la Gare à Metz pour 14 h 30 afin de prendre place dans le cortège départemental. « De mémoire, depuis 1993, je n'ai jamais vu cela et ça montre bien le ras-le-bol des gens, commente Gérard Saint Eve, secrétaire général de l'UL CFDT. Il y avait presque deux bus de Ferco, un pour les hospitaliers mais aussi des employés du public et du privé de tous horizons. Quand on voit ce que les huiles sont capables de claquer comme argent et nous, on devrait se serrer la ceinture ! On ira jusqu'au bout ! Quitte à devoir taper encore plus fort... A la rentrée de septembre cela risque d'être chaud à nouveau ! »

O.S.