SOCIAL COKERIE DE CARLING : TOUJOURS L'ESPOIR DE REPRISE

Publié le 11/09/2009 à 11H02
Ils savent que leur chance de sauver l'usine est très très mince. Mais les cokiers continuent de dire "non" à la fermeture de la cokerie de Carling et "non" à la disparition de 750 emplois (400 cokiers et 350 sous-traitants travaillant toute l'année à la cokerie).
SOCIAL COKERIE DE CARLING : TOUJOURS L'ESPOIR DE REPRISE
SOCIAL COKERIE DE CARLING : TOUJOURS L'ESPOIR DE REPRISE
Ils savent que leur chance de sauver l'usine est très très mince. Mais les cokiers continuent de dire "non" à la fermeture de la cokerie de Carling et "non" à la disparition de 750 emplois (400 cokiers et 350 sous-traitants travaillant toute l'année à la cokerie).

Ce sera le mot d’ordre d’un rassemblement qui aura lieu ce vendredi à Metz avec rendez-vous à 10 h 30 à la gare.
Il y aura ensuite un défilé jusqu’en préfecture où doit se tenir une nouvelle réunion du comité de pilotage chargé de la question du sauvetage de Cokes de Carling. «
Cinq bus de Carling prendront la direction de Metz. On attend aussi le soutien des élus de Moselle-Est et de salariés d’autres entreprises en difficultés », témoigne Jean-Jacques Bour, porte-parole de l’intersyndicale CGT-CFDT-FO-CFE-CGC-CFTC.
Aujourd’hui, deux repreneurs sont toujours sur les rangs et les discussions avec Rogesa, actuel actionnaire vendeur, et les services de l’Etat se poursuivent.
Il s’agit d’une société anglaise représentée par un trader et une holding allemande qui souhaite diversifier ses activités. Le plus grand secret est toujours observé concernant l’identité de ces deux sociétés.
Mais l’une d’elles était encore sur le site de Carling ces derniers jours.
Rogesa a fixé la date butoir au 15 septembre pour aboutir dans les négociations.
«
Nous demandons la suspension de la décision de fermeture tant que les transactions avec les candidats ne sont pas définitivement arrêtées. Bref, nous souhaitons repousser la date butoir de Rogesa. C’est également la position du préfet qui a clairement demandé à l’actionnaire de revoir son calendrier pour se donner toutes les chances de gagner. Vendredi dernier, le représentant de l’Etat était sur un objectif de maintien de l’activité. Cela nous encourage », poursuit Jean-Jacques Bour qui indique qu’un commissaire à la réindustrialisation a rencontré l’un des candidats à la reprise jeudi à Metz.
Aujourd’hui, le représentant de l’intersyndicale plaidera aussi «
pour une politique industrielle à la hauteur dans une région qui ne cesse de perdre des emplois et où la réindustrialisation est en panne ».
Une façon de demander à l’Etat de continuer à peser de tout son poids dans ce dossier. «
Les repreneurs potentiels attendent aussi des gestes en terme d’aides publiques », constate Jean-Jacques Bour.

Stéphane Mazzucotelli.
Publié le 11/09/2009 – Moselle Est