1 er mai : 900 manifestants à Epinal

Publié le 02/05/2010 à 00H00
Près de 900 manifestants - mille selon les syndicats - ont battu le pavé hier dans le cadre de la manifestation du 1 er mai à Epinal. Au menu des revendications, bien-sûr la réforme des retraites et les multiples droits du travailleur.
1 er mai : 900 manifestants à Epinal
1 er mai : 900 manifestants à Epinal
Près de 900 manifestants - mille selon les syndicats - ont battu le pavé hier dans le cadre de la manifestation du 1 er mai à Epinal. Au menu des revendications, bien-sûr la réforme des retraites et les multiples droits du travailleur.

Dimanche 02 Mai 2010, © Vosges Matin / VOSGES 
 
La tradition perdure ! Et devant la préfecture comme ailleurs, pas de 1 er mai sans brin de muguet !  
Entre 900 et 1 000 personnes ont défilé tranquillement hier dans les rues de cité des Images pour fêter le 1 er mai. 

Près de 900 manifestants pour un défilé spinalien sous un ciel un peu incertain un samedi matin, finalement, ce n'est pas si mal. Hier matin, les responsables syndicaux scrutaient avec inquiétudes les troupes clairsemées qui commençaient à affluer devant la Préfecture. ' C'est samedi en même temps, les gens veulent profiter de leur week-end et il n'y a pas de pont cette année' explique l'un d'entre eux. Mais le cortège a fini par s'étoffer un petit peu pour finalement aboutir à une manifestation digne de ce nom. Le 1er mai, ce n'est pas un défilé comme un autre. C'est un peu celui des purs et durs de la vie syndicale vosgienne. Ceux qu'on voit à chaque mobilisation et à chaque manifestation. Ceux qui y croient dur comme fer et qui y consacrent leur vie. On ne descend pas défiler au 1er mai dans la rue sur un coup de tête. Bref, le rendez-vous est plus symbolique que revendicatif. Micro à la main devant la camionnette rouge du PC, Jean-Claude Lacour vend le ' muguet qui profite à la gauche '. A 3 euros le brin, c'est un peu cher, mais comme l'explique l'ancien épicier, figure de proue du parti communiste spinalien depuis des années, ' il y a la racine avec et puis c'est pour soutenir l'action du PC' . C'est parti pour un défilé tranquille dans les rues d'Epinal. Un tour en musique avant de rallier à nouveau la Préfecture. En bout de cortège, deux socialistes avec un pin's rouge 'élus en colère'. Il s'agit du conseiller régional Jean-Pierre Moinaux et du conseiller général François Xavier Huguenot venus protester également contre la réforme territoriale, synonyme selon eux de la mort du monde associatif. Car 'en supprimant les échelons, on supprimera également la proximité qui lie les élus au tissu associatif', soulignent-ils. Le temps des prises de parole devant la Préfecture. ' Ce ne sont pas les salariés les terroristes, mais les patrons qui profitent de la crise pour licencier ', estime Denis Schnabel pour la CGT. Claude Caverzasio (CFDT) souligne pour sa part que le 1er mai, c'est aussi l'occasion de dénoncer la pénibilité au travail. 'La CFDT attend aujourd'hui que le patronat s'engage et reconnaisse que l'usure au travail, ça existe'. Au nom de l'UNSA, Stéphane Daval a une pensée pour les millions de travailleurs sans défense dans le monde. 'En ce 1er mai, nous voulons être utiles aux salariés pour instaurer un rapport de force avec le gouvernement. L'UNSA défend les conditions pour avoir une bonne retraite'. E nfin, au nom des Solidaires, Eric Ballaud appelle à 'lutter pour changer les politiques mises en oeuvre'. Entre 900 et 1 000 dans les rues d'Epinal hier, ce n'était pas si mal après tout, mais la lutte est loin d'être gagnée...

Katrin TLUCZYKONT