100 % de grévistes au collège de Liffol-le-Grand

Publié le 24/03/2010 à 00H00
Hier, près de 3 000 personnes ont répondu à l'appel des syndicats pour défendre emplois, retraites et pouvoir d'achat.
100 % de grévistes au collège de Liffol-le-Grand
100 % de grévistes au collège de Liffol-le-Grand
Hier, près de 3 000 personnes ont répondu à l'appel des syndicats pour défendre emplois, retraites et pouvoir d'achat.

Mercredi 24 Mars 2010, © Vosges Matin / FAIT DU JOUR / FAIT-DU-JOUR

 
L'opération escargot des salariés de TRW.
Après avoir bloqué la tenue du conseil d'administration, lundi soir, avec les parents d'élèves et les élèves, les enseignants du collège Fixary affichaient hier 100% de grévistes. Un moyen de manifester leur refus de conditions d'enseignement qui se dégradent en milieu rural. La dotation horaire globale du collège revue à la baisse par l'Inspection d'académie, avec douze heures de moins, annonce une rentrée 2010 difficile. Les conséquences directes en sont la suppression d'un poste d'anglais, un départ en retraite non remplacé en technologie et des compléments de service donnés par un tiers de professeurs de l'établissement. Comment accepter de telles conditions de travail ainsi dégradées ? Car les répercussions sur les élèves seront importantes : qui enseignera l'anglais et la technologie ? Comment assurer le suivi, l'aide et le soutien des élèves lorsqu'une partie de l'équipe enseigne aussi dans d'autres établissements situés parfois à plus d'une heure de Liffol-le-Grand, voir Golbey, Charmes, Dompaire, Mirecourt, etc ? C'est pourquoi hier en présence du principal Bieth et de Jacques Drapier, conseiller général, professeurs, parents, élèves se sont mobilisés pour s'opposer à cette logique comptable visant des économies à court terme et pour ne pas hypothéquer les chances de réussite des élèves.

Cercueils pour l'emploi et les salaires

Epinal Hier dès 14 heures, des milliers de manifestants de tout le département ont rejoint la préfecture d'Epinal suite à l'appel lancé par les organisations syndicales CGT, CFDT, FSU, Solidaires et Unsa. 'Aujourd'hui, nous nous attendons à une forte mobilisation. L'objectif est de mettre en place un vrai mouvement social pour que les choix des dirigeants aillent enfin vers les hommes et non les profits. Cette manifestation traduit donc notre opposition au gouvernement en place et ce ne sont pas les récents remaniements ministériels qui vont changer quoi que ce soit' dénoncent à l'unisson les différents responsables syndicaux. A 14 h 30, le cortège (2 500 personnes selon la police et 3 500 selon les manifestants) s'est lancé vers le quai Jules -Ferry avant de rejoindre la place des Vosges et la rue du Général Leclerc. Arrivés devant la mairie, les manifestants n'ont pas caché leur mécontement. A coup de sifflets, de pétards et d'insultes à destination de Sarkozy et des preneurs de décisions, les 3 000 personnes ont dénoncé le climat fragile dans lequel ils vivent au quotidien. 'Il est tout à fait normal que les citoyens soient dans la rue quand leurs emplois sont menacés et qu'il n'y a aucune perspective d'avenir. Et c'est sans parler des salaires trop bas, des retraites inexistantes et de la pénibilité au travail', précise Denis Schnabel, secrétaire général de la CGT Vosges. En tête du cortège, les 400 salariés de l'entreprise TRW de Ramonchamp ont crié leur colère suite à la confirmation du licenciement de 88 d'entre eux. Juste derrière, plusieurs salariés de Clemessy, eux aussi en plein conflit social. De nombreux professeurs étaient également dans les rangs de cette manifestation. Parmi eux, les enseignants du collège Louis-Armand de Golbey (92 % ont fait grève) qui ont fait signer une pétition pour dénoncer la suppression de quatre postes et d'une classe de troisième. Retraités et étudiants étaient également représentés, en particulier en fin de cortège. Après la mairie, les manifestants se sont dirigés vers la gare où la foule s'est séparée en deux. Une fois revenus place Foch, la mobilisation a pris fin sur une note originale. Les délégués de la CFDT ont brûlé les cercueils spécialement confectionnés pour l'occasion. De quoi enterrer emplois, salaires et pouvoir d'achat dignement. Nicolas LE PORT

Les lycéens se mobilisent à Saint-Dié

 


 

Nicolas LE PORT