C'est vous qui le dites

Publié le 24/03/2010 à 00H00
"Nous manifestons aujourd'hui pour la défense des salaires qui sont de plus en plus bas.
C'est vous qui le dites
C'est vous qui le dites
"Nous manifestons aujourd'hui pour la défense des salaires qui sont de plus en plus bas.

Mercredi 24 Mars 2010, © Vosges Matin / FAIT DU JOUR / FAIT-DU-JOUR

 

Quelles sont vos principales revendications ?

 

Nathalie Marion, permanente CFDT

 

Jean-Paul Louis, adjoint au Thillot

 

Viviane Chrétien, enseignante

 

Remi Lessage, infirmier

 

Eric Balaud, solidaire vosges

 

Jean-Marcel Hingray, retraité

Les gens qui ne bouclent plus leur fin mois c'est récurrant. Et nous protestons contre les destructions d'emplois, les licenciements et les plans sociaux qui touchent nos entreprises vosgiennes. Nous sommes aussi mobiliser pour dénoncer les conditions de travail désastreuses. Actuellement, une chose est claire, trop de gens perdent leur vie à essayer de la gagner...' 'En tant que représentant, je suis là pour soutenir moralement les salariés de TRW qui traversent une période très difficile. Nous sommes solidaires des familles des salariés licenciés. 88 personnes sont licenciées. C'est une situation dramatique pour la vallée des Vosges qui subi de plein fouet la crise économique. Et bien sûr les conséquences directes sur les commerces et le dépleuplement des villages'. 'Il faut prendre l'argent et le redistribuer aux petites retraites. Ne nous faisons pas croire qu'il n'y a pas d'argent, parce qu'il y en a. On veut une retraite à 60 ans pas à 70 ans ! C'est possible On ne conçoit pas un système qui répartit la misère. Aujourd'hui, on effraie les jeunes avec la retraite mais trouvons leur déjà un emploi avant tout. Et retrouver des postes pour les salariés entre 55 ans et 60 ans. Il faut être cohérent et logique. C'est un mode de fonctionnement qui doit changer'. 'L'emploi est le coeur de cette manifestation. C'est le gros problème dans notre département. Et des délocalisations toujours plus nombreuses. C'est aussi la pénibilté au travail. Des emplois qui usent comme dans le secteur du bâtiment ou de l'industrie. Et du stress, des pressions permanentes subies par les salariés. Il faut les protéger d'avantage. ' 'Le gouvernement nous manipule. Dans le secteur hospitalier c'est une augmentation fulgurante des emplois précaires dits 'CAE' (contrat d'accompagnement dans l'emploi) et des suppressions de postes. Nous ne respectons plus la charte des patients hospitalisés. Notre métier se résume a du rendement. Les patients sont des clients. La dimension humaine n'existe plus. Il n'y a plus de notion de service public. Nous devons être polyvalents et il n'y a aucun retour'. 'Nous manifestons contre la pression constante que nous subissons dans l'exercice de notre fonction. Nous devons rendre des comptes pour toutes les actions que nous menons et les justifier. C'est un raz le bol. Et bien sûr une surcharge de travail énorme. Des salaires qui ne bougent pas malgré notre statut qui confère un certain nombre d'avantages. Même s'il faut dire que nous ne sommes pas les plus mal lotis'.