Inquiétudes sur la pérennité des soins hospitaliers ( VM - Vosges / Ve. 14 Avril 2017 )

Publié le 18/04/2017 à 09H01
Le personnel de l'hôpital, les résidents du secteur et les élus étaient présents à la réunion publique en mairie : « L'hôpital en danger ». Alors que l'Ehpad de Lamarche (116 lits) - Martigny-les-Bains (41 lits) a bénéficié d'une réhabilitation récente de 13 millions d'euros, une vive inquiétude concerne la pérennité des soins hospitaliers sur le secteur. « L'ARS serre le robinet et nous voulons obtenir une amélioration de l'aide financière. C'est pour cette raison que je rencontre la directrice départementale de l'ARS, Valérie Bigenho-Poët », précise Daniel Vagné, président du conseil de surveillance et maire de Lamarche.  

 

Une menace financière latente
 
 

Près de 150 personnes ont répondu à l'appel de la CGT et CFDT afin d'entrevoir une solution pérenne de soins hospitaliers. L'enveloppe permettant de rouvrir 18 lits pour les soins de suite et réadaptation (SSR) ainsi que les 8 lits destinés à la médecine est en suspens. Dans un courrier, l'ARS apporte sa version sur le malaise ambiant. « Afin de maintenir l'offre de soins sur le secteur, l'agence régionale de santé (ARS) demande à l'hôpital de présenter un plan de retour à l'équilibre dans un délai de deux mois [...] Malgré les aides apportées par l'ARS, la situation financière de l'établissement s'est dégradé [...] » Le communiqué faisait suite à la réunion de ce jeudi, en mairie.

« À l'instar de la sauvegarde des trains, il faut sauver les services. Je propose donc de créer un comité de sauvegarde des soins à l'hôpital », lançait Stéphane Busolini, représentant CGT à l'origine de la réunion. « Nous avons déjà proposé un plan de retour à l'équilibre qui a été refusé par l'ARS », spécifiait Alexandra Sontot, déléguée CFDT.

« Nous devons œuvrer tous ensemble pour sauver l'hôpital et éviter les rivalités », martelait Alain Roussel, conseiller départemental. Avec 130 emplois, l'hôpital demeure le plus gros employeur dans une zone démographique et économique sinistrée. « L'objectif est simple : préserver les compétences et les services sur place. C'est aussi le choix du cœur avec des familles qui pourront venir rendre visite à leurs malades », intervenait Daniel Gremillet, sénateur, soucieux de la désertification médicale.