Manifestation : « Oui à une Europe solidaire ! »

Publié le 01/03/2012 à 00H00
Hier, la Confédération européenne des syndicats avait appelé à la mobilisation à la veille du sommet européen, pour protester contre les politiques d'austérité. Près de 300 manifestants ont déambulé à Épinal.
Manifestation : « Oui à une Europe solidaire ! »
Manifestation : « Oui à une Europe solidaire ! »
Hier, la Confédération européenne des syndicats avait appelé à la mobilisation à la veille du sommet européen, pour protester contre les politiques d'austérité. Près de 300 manifestants ont déambulé à Épinal.

© Vosges Matin, Jeudi le 01 Mars 2012 / Vosges

Les manifestants se sont retrouvés devant la préfecture avant un défilé en ville ponctué d'interventions sur le sujet qui fâche : la signature imminente du nouveau traité budgétaire européen.

Les syndicats ont répondu à l'appel de l'Union européenne des syndicats. Une grande première ! (Photos J. HUMBRECHT)

Les abords de la préfecture d'Épinal avaient pris hier des allures de grand pique-nique printanier en ce début d'après-midi. A l'appel de plusieurs syndicats, une poignée d'abord de personnes s'est retrouvée. Dès 12 h, la camionnette de la CGT avec sa buvette ambulante, son barbecue et sa sono crachant « Smoke on the water » à grands renforts de décibels s'était positionnée sur le site en point de ralliement de ce rassemblement prévu partout en France et surtout dans les grandes villes d'Europe : Bruxelles, Athènes, Paris...

Le beau temps aidant, l'ambiance était détendue et les manifestants enclins à rester au soleil. Le cortège s'est d'ailleurs très longtemps attardé avant de s'atteler à un tour de ville traditionnel. Lancé par l'intersyndicale nationale CGT-CFDT-FSU-Unsa-Solidaires, et surtout la CES (Confédération européenne des syndicats), cette manifestation était une grande première visant à sensibiliser l'opinion et les élus à la veille du sommet de l'UE des 1er et 2 mars. Ce rendez-vous doit entériner la signature du nouveau traité budgétaire par les chefs d'État et de gouvernement des Vingt-sept, et permettre de créer une « règle d'or » imposant aux États un retour à l'équilibre budgétaire. La CFDT et FO ont refusé de se joindre à cette mobilisation, jugeant ce mouvement « trop politique ».

« Camisole néolibérale »

Dans les Vosges, comme ailleurs en France, la mobilisation a été moyenne puisque près de 300 personnes ont défilé. Mais les propos étaient forts et explicites. « Avec le pacte budgétaire, c'est une véritable camisole de force néolibérale qui est imposée à l'Europe », a martelé Denis Schnabel au départ du cortège. Pour le représentant de l'UD-CGT, « le pacte budgétaire participe à une dérive monétaire et technocratique des institutions européennes... Nous souhaitons une Europe solidaire, une Europe des peuples. » Chaque syndicat présent a pu exprimer sa grogne, et ses différentes interrogations lors de différentes haltes. Notamment devant la Société générale où le collectif « Informer pour annuler » créé en 2011 qui compte des associations comme Attac, Agir contre le chômage, Vittelitébio, le PC, le NPA... a rappelé quelques éléments historiques et financiers pas piqués des vers. La FSU s'est exprimée devant la mairie.

Après une bonne heure de défilé, les syndicats ont regagné le parking préfectoral avec chacun leurs préoccupations mais un seul objectif : dire non à l'Europe de l'austérité et surtout anticiper sur une Europe sociale qui passe pour certains syndicats par la mise en place d'un salaire minimum européen.

S.L.