« Des chômeurs prêts à n'importe quoi »

Publié le 11/07/2010 à 00H00
Hervé Garnier, responsable de la campagne « Saisonniers » de la CFDT, relève la galère grandissante des étudiants pour dénicher un job d'été.
« Des chômeurs prêts à n'importe quoi »
« Des chômeurs prêts à n'importe quoi »
Hervé Garnier, responsable de la campagne « Saisonniers » de la CFDT, relève la galère grandissante des étudiants pour dénicher un job d'été.

Constatez-vous que les profils des personnes occupant des emplois saisonniers sont de plus en plus divers ?
Hervé GARNIER : « C’est un phénomène lié à la crise. Avant, les emplois saisonniers étaient de premières expériences pour des étudiants et leur permettaient de financer leurs études. Depuis deux ans, ces emplois intéressent des jeunes qui ont fini leurs études. Autre phénomène, celui de personnes de 45-50 ans, chômeurs en fin de droits, qui sont prêts à prendre n’importe quoi. ».

Les employeurs ont-ils tendance à favoriser l’expérience de ces nouveaux candidats au détriment des jeunes ?
« C’est toujours le même problème : on demande aux jeunes d’avoir déjà une première expérience alors qu’ils cherchent à l’acquérir, et les jeunes sont toujours suspects de ne pas être capables d’arriver à l’heure le matin. Il y a peut-être encore des jeunes qui travaillent l’été pour se payer une guitare, mais pour la plupart d’entre eux, ces emplois sont essentiels pour payer leurs études et s’ils n’en trouvent pas, ce sont autant de galères pour l’année suivante. »

Quels sont les secteurs dans lesquels ce phénomène est le plus sensible ?
« Dans l’hôtellerie-restauration, certains employeurs ont retardé le recrutement de leurs personnels non qualifiés. Du coup, les personnes qui ont le réflexe d’aller à Pôle Emploi et les locaux sont avantagés par rapport aux jeunes.

Publié le 11/07/2010 Républicain lorrain Informations générales

 


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