« Une fuite en avant »

Publié le 25/10/2012 à 00H00
« Nous ne sommes pas plus rassurés qu'avant... « A l'instar des autres syndicats, la CFTC a descendu les étages du siège parisien du XVIIe arrondissement, pour véhiculer le message aux médias, et répondre à la position officiellement avancée par PSA.
« Une fuite en avant »
« Une fuite en avant »
« Nous ne sommes pas plus rassurés qu'avant... « A l'instar des autres syndicats, la CFTC a descendu les étages du siège parisien du XVIIe arrondissement, pour véhiculer le message aux médias, et répondre à la position officiellement avancée par PSA.

© L'Est Républicain, Jeudi le 25 Octobre 2012 / Ouverture France-Monde + Vosges Matin

 

 


 

Christian Lafaye (FO).

Pas de (bonne) surprise dans l'état des lieux, concernant les 8.000 suppressions de postes. « Il n'y a pas d'engagement supplémentaire. Nous avons interrogé M. Varin sur les propos de M. Montebourg, il n'a pas confirmé ce que dit le ministre... » Franck Don (CFTC) et ses collègues sont inquiets. Bruno Lemerle, pour la CGT retient « l'absence de réponse » des dirigeants à leurs interrogations pour connaître la teneur de l'organisation nouvelle du schéma industriel, ce alors que pointe l'alliance avec le groupe du Michigan. « Ces quatre projets, c'est mieux que rien, espérons que ce sera malgré tout une ouverture sur le marché international » souffle Christian Lafaye (FO). Les quatre nouvelles pistes de moyens mutualisés ne pointent pas dans les déclarations syndicales avec spontanéité. Au contraire, presque, Christian Lafaye (FO) parle d'un « début de thérapie car le groupe est malade » et la situation « catastrophique » avec la perte de 200 millions d'EUR par mois, qui impose des mesures drastiques. « Il faut agir, il faut bien démarrer quelque chose, sinon c'est tout le groupe qui s'écroulera » dit-il. Lui aussi a trouvé la « direction timide, réservée, embarrassée ». Un peu comme si Philippe Varin n'avait « pas l'aval du directoire » dit-il. La CFDT parle carrément d'une « fuite en avant » et réclame que la mise en place du plan social - actuellement discuté - soit coordonnée avec l'arrivée de General Motors, considère Xavier Lelasseux. La teneur des débats autour du CCE Europe ? « Le minimum patronal » coupe le représentant du personnel. « Car le but d'une mutualisation, ce n'est rien d'autre qu'une économie de coûts. Donc, il va y avoir un impact sur l'emploi. Voilà pourquoi c'est indispensable que le projet de ce que nous attend nous salariés soit posé sur la table en même temps que celui de General Motors ». A.P.