Automobile : la toute puissance de l'UAW

Publié le 26/09/2012 à 00H00
L'UAW (Union Auto Workers) a été fondé en mai 1935 à Détroit. Syndicat unique dans l'automobile aux Etats-Unis, il compta jusqu'à 1,5 million d'adhérents en 1979, au sommet de sa gloire.
Automobile : la toute puissance de l'UAW
Automobile : la toute puissance de l'UAW
L'UAW (Union Auto Workers) a été fondé en mai 1935 à Détroit. Syndicat unique dans l'automobile aux Etats-Unis, il compta jusqu'à 1,5 million d'adhérents en 1979, au sommet de sa gloire.

© L'Est Républicain, Mercredi le 26 Septembre 2012 / Grand Angle + Vosges Matin

 

 

Avec la crise, l'UAW a dû accepter des suppressions d'emplois et la perte d'avantages sociaux mais il compte encore plus de 390.000 membres actifs et plus de 600.000 membres à la retraite aux Etats-Unis, au Canada et à Porto Rico. Il participa au sauvetage de GM et de Chrysler et y entra au capital. L'UAW s'engagea fortement aux côtés de Barack Obama à qui le syndicat fit don de 60 millions de dollars. Aujourd'hui, rien n'est possible au sein des ' big three ' de Detroit sans l'accord de l'UAW.

En Europe, IG Metall, le tout-puissant syndicat allemand de la métallurgie qui défend les intérêts de 3,4 millions de salariés, pourrait être comparé à l'UAW par leur capacité à négocier. Ses dirigeants, proches du SPD, n'hésitent pas à discuter d'égal à égal avec le patronat de mesures comme, tout récemment, le retour du chômage partiel. En échange, les adhérents peuvent compter sur un défenseur solide peu propice à déclencher la grève mais inflexible dans la négociation.

À côté d'UAW et d'IG Metall, le paysage syndical français morcelé et peu représentatif fait triste figure. CGT, CFDT, FO et CGC et autre SIA (le syndicat maison Peugeot) sont-ils armés face aux restructurations en préparation dans l'automobile ?