Doux : mille emplois à la trappe

Publié le 11/09/2012 à 00H00
La justice a, sans surprise, donné son feu vert hier à la reprise partielle de cinq des huit sites du volailler. Sept cents emplois sont sauvés, sur 1 700.
Doux : mille emplois à la trappe
Doux : mille emplois à la trappe
La justice a, sans surprise, donné son feu vert hier à la reprise partielle de cinq des huit sites du volailler. Sept cents emplois sont sauvés, sur 1 700.

© Le Républicain Lorrain, Mardi le 11 Septembre 2012 / IG /

 

 

Hier, une déléguée syndicale pleurait à l'annonce du jugement. Photo AFP

Le tribunal de commerce de Quimper a validé hier les offres de reprise partielle de cinq des huit sites du pôle frais du groupe Doux en liquidation judiciaire. Les syndicats ont déploré que seulement 700 emplois environ soient préservés sur un total de près de 1 700. « Ce n'est pas une satisfaction d'annoncer qu'il y a plus de 1 000 licenciements, surtout dans une entreprise comme la nôtre qui avait du potentiel pour préserver tous les emplois », a lancé Jean-Luc Guillard, responsable syndical central CFDT.

Une dizaine de syndicalistes étaient présents aux abords du palais de justice, arborant des drapeaux de leur organisation. « Patrons voyous ! Quelle honte ! C'est un scandale ! », ont crié certains en entrant dans la salle du greffe du tribunal pour récupérer un exemplaire du jugement.

Beaucoup de déception

Le tribunal de commerce a choisi de valider les offres de reprise partielle des sites de Blancafort (Cher), Boynes (Loiret), Laval (Mayenne), Sérent et Pleucadeuc (Morbihan). Les trois autres sites du pôle frais ne bénéficiaient pas d'offre de reprise et sont donc liquidés : Graincourt (Pas-de-Calais), La Vraie-Croix (Morbihan) et Le Pontet (Vaucluse). Deux autres petits sites de Doux, qui ne font pas partie du pôle frais, à Amilly (poussins) et Clémont (aliment), sont également repris par Glon Sanders et Duc ensemble pour un total de 23 emplois sauvegardés sur 33. « Il y a beaucoup de déception, beaucoup de déception. Je viens d'avoir mes collègues de Graincourt, qui sont dans tous leurs états », a réagi une déléguée CGT.

Concernant les autres activités du groupe en faillite (export et produits élaborés), le tribunal a fixé la période d'observation jusqu'au 30 novembre. « L'Etat ne laissera tomber personne », a assuré le ministre délégué à l'Agroalimentaire Guillaume Garot. Le ministère de l'Agriculture a pour sa part assuré que tous les salariés licenciés bénéficieraient d'un maintien de salaire à 100 % pendant un an.