PSA et General Motors : quatre voitures en commun

Publié le 25/10/2012 à 00H00
« Le plan de redressement n'est pas remis en cause, avec ses 8 000 suppressions de postes, mais il n'y aura aucun licenciement sec », a affirmé le président du directoire de PSA, Philippe Varin.
PSA et General Motors : quatre voitures en commun
PSA et General Motors : quatre voitures en commun
« Le plan de redressement n'est pas remis en cause, avec ses 8 000 suppressions de postes, mais il n'y aura aucun licenciement sec », a affirmé le président du directoire de PSA, Philippe Varin.

© Le Républicain Lorrain, Jeudi le 25 Octobre 2012 / IG /

 

 

Photo AFP

Contrepartie de la garantie bancaire, PSA laisse entrer deux représentants extérieurs au sein du Conseil de surveillance. Avec l'espoir d'horizons commerciaux issus de l'entente avec General Motors.

PSA Peugeot Citroën a dévoilé hier les quatre projets retenus pour fabriquer des voitures en commun avec l'américain General Motors, mais il faudra encore attendre pour en savoir plus sur leur répartition entre les différentes usines. Le premier projet porte sur « un monospace compact de marque Opel/Vauxhall et d'un CUV (crossover utility vehicule), de marque Peugeot ». En clair, les remplaçants du monospace Zafira chez Opel, filiale européenne de GM, et du Peugeot 3008.

Le deuxième concerne « un monospace de petite taille pour les marques Opel/Vauxhall et Citroën, type C3 Picasso » et le troisième une « plateforme modernisée pour le segment des petites voitures à faibles émissions de CO2 destinée à la nouvelle génération de véhicules Opel/Vauxhall, Peugeot et Citroën ».

En dernier lieu, les constructeurs vont développer des « véhicules du segment D (haut de gamme) des marques Opel/Vauxhall, Peugeot et Citroën ». Entrent dans cette catégorie l'Insignia d'Opel, la Citroën C5 et la Peugeot 508.

L'idée est de concevoir de nouvelles plateformes communes (c'est-à-dire l'infrastructure de base comportant le châssis et les suspensions), ou de partager des plateformes déjà existantes de l'un ou l'autre. PSA et GM veulent à présent signer les contrats d'application de ces projets, essentiellement centrés sur l'Europe, avant la fin de l'année pour pouvoir commercialiser les premières voitures d'ici fin 2016.

Le constructeur automobile français est en revanche resté muet concernant l'affectation des futurs véhicules entre ses différentes usines et celle d'Opel-Vauxhall. Il n'a fait qu'une exception pour la remplaçante de la Citroën C5, qu'il avait été question un temps de fabriquer chez Opel en Allemagne. Elle sera attribuée en 2016 à l'usine de Rennes-La Janais, où est assemblée actuellement la C5.

Sochaux et Mulhouse

Certains projets, annoncés en mars, n'ont pas été retenus, comme le « programme de petites voitures pour les marchés émergents » ou encore « un groupe de travail sur le programme de la boîte de vitesses DCT » à double embrayage dont la production avait été envisagée un temps dans l'usine de Valenciennes, ce qui n'a pas manqué d'inquiéter les syndicats. « Notre inquiétude, c'est que les 8 000 suppressions de postes (annoncées en juillet par PSA) ne soient qu'un préambule à l'alliance», a déclaré la CFDT.

PSA a présenté parallèlement aux syndicats la prochaine répartition de ses modèles dans ses usines européennes, sans que cela ait à voir avec l'alliance. Sochaux produira les remplaçantes des Peugeot 308, 3008 et 5008 et Mulhouse le Peugeot 2008, ont rapporté des syndicalistes présents.

Le site espagnol de Vigo fabriquera le remplaçant du monospace C4 Picasso et Madrid aura comme prévu une nouvelle berline du segment C (milieu de gamme supérieur).

Opel, de son côté, s'est montré beaucoup plus prudent sur la répartition des véhicules. « La production n'est pas thème central de l'alliance », a dit un porte-parole en Allemagne.