Succession en douceur

Publié le 19/09/2012 à 00H00
François Chérèque va céder la place à Laurent Berger après dix ans de direction
Succession en douceur
Succession en douceur
François Chérèque va céder la place à Laurent Berger après dix ans de direction

© L'Est Républicain, Mercredi le 19 Septembre 2012 / France-Monde + Vosges Matin

 

François Chérèque (à gauche) et Laurent Berger. Photo AFP

CHANGEMENT d'ère à la CFDT. François Chérèque, le secrétaire général a officialisé hier son intention de quitter fin novembre la tête du syndicat réformiste. Sa succession était préparée de longue date.

Laurent Berger, 43 ans, son dauphin est incontesté au sein de la confédération. Repéré très tôt au sein de la fédération des Pays de la Loire, il a vite séduit en interne. « On voit très vite quand quelqu'un a des capacités de leader, d'analyse et qu'il peut gérer une organisation », explique-t-on dans l'entourage de François Chérèque. Au siège de la confédération, il est apprécié et décrit un homme « brillant, jeune et dynamique ».

Pur produit CFDT

Le futur secrétaire général est un pur produit de la CFDT. Issu du christianisme social (il a été responsable de la jeunesse ouvrière chrétienne de 1991 à 1994), il a été secrétaire général de l'union régionale des Pays de la Loire, le plus gros bastion cédétiste, de 2003 à 2009. Il a côtoyé Jean-Marc Ayrault, alors maire de Nantes

Depuis qu'il a rejoint la commission exécutive de la CFDT - la direction du syndicat - en 2009, il a été associé à l'ensemble des décisions de François Chérèque. C'est lui qui a porté le projet de la confédération au Congrès de Tours en 2010, signe qu'il était destiné à de hautes fonctions au sein du syndicat.

L'annonce de François Chérèque hier prépare une transition en douceur. Les militants CFDT seront sensibilisés à l'arrivée du futur secrétaire général pour lui réserver un accueil triomphal lors de l'Assemblée générale des syndicats de la CFDT les 28 et 29 novembre prochains à la mutualité à Paris. Laurent Berger y sera officiellement élu. Le syndicat s'évite une crise de succession comme celle qui n'en finit plus de diviser et d'affaiblir la CGT. François Chérèque, lui, redeviendra un simple militant. Il n'a pas encore communiqué sur la suite qu'il compte donner à sa carrière.

A Paris, Elodie BÉCU

 

Né le 1er juin 1956 à Nancy, Jacques Chérèque, fils d'ouvrier métallurgiste, est parvenu à se faire un prénom. Son père, Jacques Chérèque, fut ministre de Michel Rocard (1988-1991), après avoir été le numéro deux d'Edmond Maire.