Tour de tables... Santé, énergie, biodiversité, gouvernance, fiscalité...

Publié le 15/09/2012 à 00H00
Le champ des discussions est vaste et complexe. Comment au gré de cinq tables rondes et autant de sujets sensibles, dégager des objectifs précis quand chaque intervenant dispose de 3 minutes en moyenne pour s'exprimer et défendre sa chapelle ?
Tour de tables... Santé, énergie, biodiversité, gouvernance, fiscalité...
Tour de tables... Santé, énergie, biodiversité, gouvernance, fiscalité...
Le champ des discussions est vaste et complexe. Comment au gré de cinq tables rondes et autant de sujets sensibles, dégager des objectifs précis quand chaque intervenant dispose de 3 minutes en moyenne pour s'exprimer et défendre sa chapelle ?

© L'Est Républicain, Samedi le 15 Septembre 2012 / Ouverture France-Monde & Vosges Matin

« Qu'ils discutent ou qu'ils s'engueulent, on veut du concret, pas du flou », râle Augustin, membre d'un collectif anti-gaz de schiste de l'Ardèche. Avec une centaine d'autres militants dont un groupe d'opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, Augustin est contenu dans un coin de la place d'Iéna par un solide cordon de CRS. En face de lui, derrière les murs du siège du CESE, les discussions ont commencé. De temps à autre, l'un des participants s'en extrait. Voici Hélène Pelosse, d'Ecologie sans frontière. Elle est à la table sur la transition énergétique. « C'est parti rugueux avec les syndicats après l'annonce de Hollande sur Fessenheim », dit-elle, « ils craignent pour l'emploi ». La centrale, c'est 3.500 agents EDF et salariés sous-traitants. « Cette fermeture sera lourde de conséquences », souligne François Chérèque pour la CFDT. Le syndicaliste donne le ton : il sera difficile de dégager un consensus sur l'énergie.

« Le débat est ouvert », observe Arnaud Montebourg interpellé sur les gaz de schiste à l'issue de la première demi-journée de la Conférence. Le ministre du Redressement productif a fléchi sa position. L'effet Hollande ? : « On ne peut pas accepter le sacrifice définitif de notre sous-sol, mais on peut rechercher des technologies propres ». Président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip), Jean-Louis Schilansky approuve. La porte reste donc entre-ouverte.

Convergences et... divergences

A la biodiversité, « ça part un peu dans tous le sens, mais on a beaucoup de convergences entre nous », témoigne Daniel Béguin, vice-président du Conseil régional de Lorraine. Il représente l'Association des régions de France (ARF). « Une loi-cadre sur l'artificialisation des sols tient la corde et le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a déclaré que la France soutiendrait le verdissement de la Politique agricole commune ». Christine Lambert, déléguée par la FNSEA n'a pas bronché. C'est dire ! En soirée, la ministre de l'Ecologie Delphine Batho tente de faire un rapport d'étape. « Il est prématuré de donner une synthèse. Des divergences existent, mais on est déterminés à avancer », confie-t-elle. Second round aujourd'hui avec Jean-Marc Ayrault pour conclure. P. C.