Trois France dans la rue demain

Publié le 30/04/2012 à 00H00
Syndicats et pro-Hollande à Denfert-Rochereau, Sarkozy au Trocadéro et Le Pen à l'Opéra le 1er mai opposeront leurs visions de la fête du Travail.
Trois France dans la rue demain
Trois France dans la rue demain
Syndicats et pro-Hollande à Denfert-Rochereau, Sarkozy au Trocadéro et Le Pen à l'Opéra le 1er mai opposeront leurs visions de la fête du Travail.

© Le Républicain Lorrain, Lundi le 30 Avril 2012 / IG

La fête traditionnelle des travailleurs, qui tombe cette année entre les deux tours de la présidentielle, risque de sentir le soufre, même si les syndicats entendent cadrer leurs défilés autour de revendications sociales.

Après tiraillements et conciliabules, le front commun syndical est maintenu : Bernard Thibault de la CGT et François Chérèque de la CFDT défileront à 15h côte à côte avec les leaders de l'Unsa, Solidaires et FSU, de la place Denfert-Rochereau à la Bastille. Dans tout le pays, 289 manifestations sont prévues. Les leaders de gauche défileront en queue de cortège ou resteront sur les abords, mais leurs militants sont appelés à remplir les rangs.

En retard dans les sondages, Nicolas Sarkozy a lancé une initiative inédite : réunir quasiment à la même heure que les syndicats ses troupes UMP au Trocadéro. De plus en plus enclin à capter les voix du Front national en insistant sur l'immigration et le refus de « l'assistanat », il avait au départ placé son rassemblement sous le sceau de la défense du « vrai travail » et des salariés du privé, suscitant un tollé. Pour la première secrétaire du PS Martine Aubry, l'organisation de ce « contre 1er-Mai » est « une vraie provocation » qui pourrait entraîner « de la violence, volontaire ou pas ».

Hollande n'y sera pas

Favori des sondages, François Hollande, a pris, lui, le contre-pied de son rival : il sera mardi à Nevers pour commémorer Pierre Bérégovoy. Il refuse de faire du 1er mai « une fête des uns contre les autres ».

Devant les remous suscités jusque dans son propre camp, Sarkozy a fait jeudi son mea culpa : l'expression « vrai travail » n'était « pas heureuse », « je voulais dire une vraie fête du travail » à la fois pour « les travailleurs sous statut » et ceux « du privé », a-t-il rectifié.

De son côté, Marine Le Pen participera au désormais traditionnel défilé frontiste du 1er-Mai en l'honneur de Jeanne d'Arc. Le cortège démarrera vers 10 h en passant par la rue des Pyramides (statue de Jeanne d'Arc) avant de s'arrêter place de l'Opéra.