Education : les syndicats ont boycotté le comité technique paritaire académique sur les suppressions

Publié le 06/01/2011 à 00H00
« Une académie sacrifiée »
Education : les syndicats ont boycotté le comité technique paritaire académique sur les suppressions
Education : les syndicats ont boycotté le comité technique paritaire académique sur les suppressions
« Une académie sacrifiée »

L'Est Républicain, Jeudi le 06 Janvier 2011 / Région Lorraine

 

« Inacceptable » selon les syndicats. Photo Alexandre MARCHI

Nancy. La grogne des syndicats enseignants face aux suppressions de postes s'est traduite par le boycott du comité technique paritaire académique initialement prévu hier après-midi . Il est reporté à lundi prochain.

L'académie de Nancy-Metz est celle qui subit le plus grand nombre de suppressions de postes, 822 postes d'enseignants, dont 298 dans les écoles, et 524 dans les collèges et lycées, à la rentrée de septembre 2011. « Inacceptable », protestent les syndicats dans une déclaration commune signée par FO, la FSU, le Sgen-CFDT et Unsa-Education. « Rien ne justifie une telle saignée, y compris l'argument démographique qui a si souvent servi ». « Cette académie est sacrifiée, en quatre ans, nous avons perdu 2.252 postes », considèrent les représentants du personnel, faisant état « d'une très faible baisse démographique, 1,5 % pour 2 011 ». Et de citer deux exemples à leurs yeux éloquents : « Dans les Vosges, la baisse prévue de 128 élèves dans les écoles devrait en traîner le retrait de 47 enseignants et dans la Meuse, alors que collège devraient gagner 188 élèves, il a été décidé d'y supprimer 5 postes ».

Mais les syndicats pointent surtout « la véritable purge annoncée dans les seuls lycées professionnels avec 235 retraits alors que les lycées généraux et technologiques perdront 150 postes ». Laurent Schmitt, pour la FSU, en profite pour glisser « que la réforme du lycée avait bien pour objectif de réduire les moyens. Pour la première fois, en septembre, l'Education nationale n'est pas parvenue à mettre un prof devant chaque élève, et ce durablement. »

Du côté du rectorat, le silence radio prévaut pour l'instant. Le recteur s'est abstenu de tout commentaire. Il doit présenter la « douloureuse » vendredi à l'encadrement académique, dont les chefs d'établissement. Qui connaîtront dans environ deux semaines précisément la dotation horaire globale (DHG) de leur collège ou lycée.

En primaire, la discussion portera notamment sur les regroupements pédagogiques ruraux, et la résorption du surnombre de professeurs des écoles constatée cette année.

La balance fermetures-ouvertures ne sera peut-être pas connue avant les cantonales....

Philippe RIVET


 


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