Les greffiers luttent contre la réforme

Publié le 08/09/2011 à 00H00
Les greffiers et personnels de greffe sont en colère. Ils le disent en manifestant, comme hier à Nancy, devant le tribunal correctionnel. Une action initiée par la CFDT.
Les greffiers luttent contre la réforme
Les greffiers luttent contre la réforme
Les greffiers et personnels de greffe sont en colère. Ils le disent en manifestant, comme hier à Nancy, devant le tribunal correctionnel. Une action initiée par la CFDT.

© Le Républicain Lorrain, Jeudi le 08 Septembre 2011 / Région /

 

 

 

« Le ressort de la cour d'appel de Nancy compte 500 personnes de greffe. Nous estimons le sous-effectif entre 20 et 30 % », s'inquiète Maurice Schreyer, de la CFDT interco justice. La pénurie se traduit par « une surcharge de tâches, de la souffrance au travail et des arrêts maladie », détaille le syndicaliste.

L'arrivée de nouveaux logiciels perturbe, selon le syndicat, l'organisation du travail. « Cassiopée, par exemple, engendre dès son implantation un retard considérable. À Nancy, on est passé de 600 procédures en attente à 10 000 ». Le retard s'est résorbé depuis, mais au prix d'un trop plein de travail pour les fonctionnaires.

La formation des greffiers sera le dossier chaud de la rentrée. Un projet de loi envisage de la réduire en la faisant passer de « 18 à 12 mois. Les agents ne seraient plus recrutés à bac plus deux mais à bac. Enfin, leur grille salariale serait inférieure à celle existante. Nous sommes devant une régression. On va donc moins bien former des greffiers qui seront confrontés à des tâches de plus en plus complexes. Tout cela pour une approche budgétaire. Entre les discours et les actes, il existe un fossé et c'est le personnel qui paie », conclut le représentant syndical.

Manif sans conviction à Metz

A Metz, les fonctionnaires des greffes ont démontré leur démotivation et leur découragement même pour se mobiliser. Les syndicalistes de la CFDT étaient bien seuls devant le palais de justice pour porter leurs revendications. Quelques greffiers de la juridiction pénale les ont rejoint mais sans conviction, compte tenu de la tournure du mouvement et ce, malgré des conditions de travail que tous dénoncent. Dans les rangs, on ne voyait que la couleur orange de la CFDT.

M.-O. N. et C. P.